Saint-Tropez
Encore et toujours le top pour toute la «jet society». Historiquement, les Grecs Phocéens fondèrent un premier hameau baptisé Athénopolis abrité par son golfe entouré de pins. A l’époque romaine, il devient un village nommé Heraclia Caccabaria. Ensuite réel et imaginaire se mêlent pour donner son nom actuel.
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La légende raconte qu’en l’an 68, à Rome, un centurion répondant du nom de Torpès fut décapité sur l’ordre de l’empereur Néron. Sa dépouille aurait été déposée dans une barque abandonnée au gré des flots. Un coq et un chien accompagnaient ce funeste voyage. Cette barque aurait échoué sur le site de l’actuelle Saint-Tropez, d’où le nom.
Du XVème au XVIIème siècle, Saint-Tropez est négociée par le gênois Raphaël de Garezzio auprès des comtes de Provence. Elle va accueillir plusieurs familles venues d’Italie et devenir une zone franche avant d’accéder au statut de petite république indépendante. La ville s’enrichit et se fortifie pour repousser de multiples attaques. Le pirate Andréa Doria ne passera pas en 1528, pas plus que les 22 galères espagnoles qui encerclent Saint-Tropez le 15 juin 1637. Ce fait d’arme est encore célébré lors des « Bravades ».
Dans les siècles qui suivent, Saint-Tropez devient un petit port de pêche. A la révolution, elle retrouve le nom plus laïque de Héraclée. Cela ne durera pas. Au XIXème siècle, le village devient un pôle d'attraction pour de nombreux artistes séduits par le cadre et le climat.
Cette séduction ira en s’amplifiant jusqu’à la bombe médiatique des années 50 : Brigitte Bardot dans le film de Roger Vadim « Et dieu créa la femme ». Paris, le monde et surtout les stars trouvent leur paradis. A jamais, Saint-Tropez sera, les mois d’été venus, un concours de soirées folles, de belles voitures et yachts mégalos. As de la finance et des affaires, artistes, politiciens et excentriques se côtoient sans sourciller.
Bien que le port ait été entièrement refait après la seconde guerre mondiale pour rendre Saint-Tropez plus aguichante et accueillir de belles unités marines qui circulent d’habitude entre Cannes et Monaco, le village a su garder son âme, même s’il vaut mieux l’apprécier l’hiver : moins d’embouteillages, de gens, de choses hors de prix et de faux-semblants. Alors on peut s’esbaudir devant ces murs magnifiés par un éblouissant soleil, colorés ocre, terre-cuite, beige et réhaussés par des volets bleus et verts patinés. On trouve aussi les très typiques frises en bordure des toits.
Le patrimoine culturel et historique de Saint-Tropez est large. Le port de pêche est resté vivant, la citadelle du XVIème est bien conservée et trois tours remarquables parsèment Saint-Tropez. L’église qui contient un buste sculpté de son patron est d’un style baroque italien XIXème de bon goût.
Le musée de l’Annonciade est l’un des plus riches de Provence. Beaucoup d’oeuvres de grands maîtres : Seurat, Matisse, Vlaminck et Signac… A découvrir ! |
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