Monaco
Le nom de Monaco titille tous les fantasmes de luxe et de vie facile tapis au fond de nous. Première surprise qui attend le visiteur : la forêt de gratte-ciel, bâtis parfois à même la montagne, parfois sur les terrains conquis sur la mer (31 hectares). Manhattan n'a qu'à bien se tenir...
|
 |
 |
Ces délires architecturaux portent ici la densité de population au chiffre record de 14 000 habitants au kilomètre carré... sans compter les flots d'estivants qui se répandent chaque année sur les plages du Larvotto !
Principalement résidentielle, la principauté doit surtout son succès touristique à Monte-Carlo. Le quartier fourmille d'enseignes de luxe, de grands hôtels, de belles voitures et de gens riches et célèbres. Il n'est pas rare, en effet, de croiser au détour d'une rue une vedette de la chanson ou du cinéma. Rencontre fortuite presque garantie ! Pour se remettre de tant d'émotions, deux solutions : aller se rafraîchir dans les magnifiques jardins du fameux casino, ou tout simplement entrer dans ce temple du jeu et parier son argent. Toutefois, ne vous attendez pas à pouvoir vous installer tranquillement à une table de black-jack ou de roulette. Pour accéder au saint des saints, il faut montrer patte blanche, tandis que le vulgum pecus est cantonné aux salles de machines à sous... Evitez aussi les tenues vraiment trop dépenaillées, les gorilles à l'entrée n'aiment pas ça.
Sorti de Monte-Carlo, on éprouve un certain soulagement à retrouver des repères habituels, comme la vieille ville, sise sur le Rocher, ou le mignon petit quartier de Fontvieille et ses immeubles à taille humaine.
Le Rocher, dont les 300 mètres de large et la spectaculaire avancée dans la mer en faisaient un site stratégique, est le lieu de naissance de la Principauté.
Avant d'appartenir à la famille Grimaldi, Monaco était sous domination gênoise depuis le XIème siècle. Dès 1215, ceux-ci construisirent les quatre tours et le rempart qui délimitent encore aujourd'hui le périmètre du palais princier. La ville était alors dominée par deux partis politiques : les guelfes, alliés au Pape et au comte de Provence, et les gibelins, partisans de l'empereur germanique et de souche plus modeste. En 1297, le guelfe gênois François Grimaldi réussit l'exploit de s'emparer de la citadelle de Monaco. Depuis, le nom et les armes des Grimaldi ont toujours été portés par les héritiers.
Au milieu du XIVème siècle, Charles 1er Grimaldi acquiert Menton et Roquebrune, qui reprendront leur indépendance en 1848. La Principauté est alors réduite à Monaco, qui s'oriente progressivement vers l'industrie du luxe et du jeu pour accroître ses ressources.
Du Rocher, on a une vue imprenable sur toute la Principauté. Une petite balade dans les vieilles rues, situées dans le prolongement du Palais, est des plus agréables. Non loin de là, avenue Saint-Martin, se trouve le célèbre Musée océanographique, dont les aquariums colorés sont un véritable enchantement. Seuls les Grands Appartements du palais princier sont ouverts au public et seulement entre le mois de juin et septembre. On pourra se consoler en assistant à la relève de la garde, qui a lieu tous les jours place du Palais, à 11h55 très précises.
Parmi les nombreuses curiosités que compte la ville, le Jardin japonais se démarque largement. Trésor de fragilité et d'infiniment petit, il étend ses 7000 mètres carrés avenue Princesse Grace, au pied de la Méditerranée. Un contraste surprenant, qui mérite le détour ! Intéressez-vous aussi de très près au port : l'été, on peut y voir les plus beaux yachts du monde, dont le Lady Moura, véritable pièce montée surmontée d'une piste d'atterrissage pour hélicoptère...
Dernier conseil : avant de faire étape à Monaco, prenez bien garde à étudier votre itinéraire avec précision. Les panneaux indicateurs prennent en effet un malin plaisir à vous perdre dans le tourbillon de virages et de tunnels (spectaculaires) de la Principauté. N'est pas monégasque qui veut... |
|
|