Hyères
Hyères ou les splendeurs du passé. Dès le troisième siècle avant notre ère, les Phocéens fondèrent la ville d’Olbia après avoir débarqué sur la plage désormais préférée des planchistes, l’Almanarre.
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Sous le règne romain, Pomponiana devient vite une étape importante du commerce côtier. A la chute de l’empire, les pirates et sarrasins infestent l’endroit, forçant les populations à se retirer du proche littoral. Le retour du développement vers la mer s’organise au IXème siècle. En 1254, Saint Louis débarque de sa septième croisade à Hyères. En 1620, Louis XIII détruit le château défendant la ville et la met dans l’ombre de Toulon.
Par la suite, l’histoire a voulu que Hyères-les-palmiers, son petit nom, soit l’une des premières stations balnéaires de la Côte d’Azur. Déjà au XVIIIème siècle, le lieu était fréquenté par d’importantes familles du pays. Bien avant, Catherine de Médicis vint passer quelques jours à Hyères en 1564. Le tourisme d’hiver se développe au XIXème, avec des hôtes prestigieux tels que Talleyrand, Lamartine, la reine d’Espagne, la reine Victoria, R.L Stevenson et Tolstoï. Sans oublier de nombreux lords anglais avec leurs proches. Qu’aurait été la Côte d’Azur sans eux ? La station servait aussi pour un grand nombre de curistes.
Vers 1930, les congés payés consacrèrent la saison estivale et un tourisme plus populaire. Le nombre de stations balnéaires explose et Hyères n’est plus aussi unique.
A quoi Hyères doit-elle son succès ? A sa localisation. Cachée du Mistral en étant accrochée au versant sud de la colline du Castéou et protégée de part et d’autre par la presqu’île de Giens et le Cap Bénat... Un paradis pour les plantes tropicales si nombreuses dans les jardins des belles villas.
La vieille ville se parcourt vite mais toutes les rues dégagent un charme certain. Sur la place Massillon, on remarque la tour Saint-Blaise du XIIème siècle, vestige du passage des Templiers dans la région. Sur la Place Saint-Paul, l’église Collégiale. Un monumental escalier mène à l’entrée dotée d’une riche porte Renaissance. Le tout est surmonté d’une tour romane. A l’intérieur, il y a beaucoup à voir : une mise en scène de Santons et une profusion d’ex-voto notamment. Enfin, la «Roche à Cupule» vaut le détour, rue du Puits Saint Pierre. C’est une pierre en schiste de 14 mètres de long parcourue de 200 cavités.
Autour de la vieille ville, les nouveaux quartiers, avec ça et là, de belles demeures de styles ancien empire et art déco |
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