Carpentras
Ville d’art et d’histoire, Carpentras est la Capitale du Comtat Venaissin. Ce titre remonte à 1229 lorsque le territoire est cédé au Saint-Siège. Le retour à la France intervient en 1791. L’autre temps fort de la ville se situe au XVIe siècle lorsque Philippe le Bel chasse les juifs du royaume de France. C’est à Carpentras qu’ils trouvent refuge. Jusqu’au XIXe siècle, le quartier de la carrière reste un ghetto dans lequel un millier de personnes habitent dans une rue de 80 mètres de long. La synagogue, construite au XIVe siècle est l’une des plus vieilles de France.
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De tous temps, Carpentras a eu une activité marchande. Déjà à l’époque celtique, se tenait à Carpentoracte un important marché. Les romains prolongèrent sa vocation sous le nom de Forum Neronis : le marché de Néron.
En 1125, les comtes de Toulouse posent l’architecture de la ville avec un petit noyau entouré d’un rempart. Sous la protection des religieux, Carpentras pâtit de sa concurrence non désirée avec Avignon. Le renouveau du commerce à Carpentras est du à l’introduction de la garance en 1768, et à la transformation de la garrigue en terre fertile.
Pour tournée vers les échanges qu’elle est, Carpentras possède néanmoins un patrimoine très riche. La cathédrale Saint-Siffrein est un chef-d’oeuvre gothique méridional qui date du XVIe siècle. Dans le choeur se trouvent plusieurs 1/2uvres du sculpteur Bernus. Dans la chapelle toute proche est conservé le Trésor d’Art sacré. Toujours compris dans l’ancienne enceinte de la ville (en ovale, suivant le tracé des remparts), on peut se rendre à l’insolite passage Boyer puisqu’il est couvert d’une verrière depuis 1848.
Place Inguimbert se trouve un arc de triomphe romain bien conservé. Dans le même quartier se trouve le beffroi, dernier souvenir d’un château édifié en 1475 et incendié en 1713. Enfin, rue du mont de piété, la piscine couverte vaut une visite pour son style Art déco des années 30.
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