Cannes
Quel chemin parcouru depuis Cannes petit village de pêcheurs il y a encore deux siècles, jusqu’à Cannes ville des plus fameux festivals et congrès ! Une ville toute dédiée au tourisme avec ses multiples palaces 5 étoiles et sa baie qui est un parfait mouillage pour vedettes et paquebots de luxe.
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Comme l’ensemble des villes côtières de la Riviera, l’occupation du site fût d’abord celto-ligure, puis grecque et romaine. A cette époque, Cannes s’appelle Canoïs et les seules habitations se concentrent sur l’actuelle colline du Suquet. A l’inverse d’Antibes et Nice, Cannes – malgré sa position abritée par les îles de Lérins – n’a jamais été un centre commercial d’importance.
Le village a ensuite somnolé sous la protection des abbés de Lérins. Au début du second millénaire, ils édifient des remparts et une tour de guet pour parer les attaques des sarrasins et autres pirates. Au fil du temps les religieux passent le relais aux templiers, puis aux chevaliers de l’ordre de Malte.
La ville doit son essor et sa renommée au lord Anglais Henry Brougham. En 1834, ce politicien veut amener sa fille malade à Nice. L’épidémie de choléra qui frappe à ce moment la Provence l’oblige à faire demi-tour… et se réfugie à Cannes. Séduit par le site et le climat il ne quitta plus l’endroit, jusqu’à sa mort en 1868. Son exemple est alors suivi par de nombreux aristocrates venus de l’autre côté de la Manche. On profite au soleil de la saison d’hiver. La population se multiplie et les illustres Prosper Mérimée et Guy de Maupassant viennent louer les beautés de la cité. En 1860, la Croisette est déjà un lieu de balade prisé par tous. Les hôtels et les villas fastueuses fleurissent.
Aujourd’hui Cannes conserve son « cachet » entre ville moderne et station balnéaire. La Croisette demeure toujours une vitrine glamour ponctuée de palaces célèbres que sont le Martinez, le Carlton, le Gray d’Albion, le Majestic et le Noga Hilton avec d’un côté le port Canto et le casino Palm-Beach et de l’autre le Palais des Festivals inauguré en 1982. Un palais à l’architecture discutable mais dont les marches – bien que très quelconques – continuent de faire fantasmer des centaines de curieux avides de stars et de paillettes pendant 10 jours au mois de mai. Le bâtiment recèle une belle salle de spectacle et de projection : la salle Debussy.
Enfin, si vous voulez allez un peu plus loin dans la découverte de Cannes, perdez vous dans le vieux quartier du Suquet. Peu de rues et beaucoup de restaurants, mais c’est le coeur historique et depuis le pied de la tour du Mont Chevalier la vue est estimable. A proximité, le château de la Castre (forteresse du XIIème) est devenu le musée de l’histoire cannoise. Au centre-ville, la rue Meynadier est une artère idéale pour humer la vie commerçante de la méditerranéenne. La rue d’Antibes est son antithèse avec une foule de grandes adresses. Face au port (guetter les superbes voiliers qui s’y amarrent), les allées de liberté sont le lieu privilégié des boulistes abrités par les platanes mais les odeurs dégagées par les fast-food brisent un peu le charme.
Un peu excentrée à l’ouest se trouve la Croix des Gardes. Une colline qui offre un beau panorama et qui est totalement couverte de mimosas. A la floraison en février, c’est une splendeur. A l’est, ce sont les quartiers de la Californie et Super-Cannes. Au flanc de cette colline se cachent les plus luxueuses et les plus excentriques villas de la Riviera : manoirs gothiques, grottes, palais grecs, pagodes…
Cannes, la ville préférée des congrès et des festivaliers
Que seraient les restaurateurs cannois et l’économie entière de la ville sans son palais des festivals ? Cannes est l’un des leaders mondiaux pour l’organisation de festivals et de congrès, la deuxième ville en France après Paris.
Le Festival International du Film suffit à lui seul à promouvoir la ville autant que son art, d'autant qu'au « FIF » s’ajoute le lucratif « Marché du film ».
En 1982, le « bunker » remplaçait le premier Palais édifié en 1949 sur la Croisette, détruit en raison du manque de place et de qualités techniques médiocres. Le festival de Cannes, ce sont non seulement des milliers de participants qu’il faut loger, mais aussi laisser travailler. Ces dernières années, en attendant l’extension du Palais, les tentes envahissent fréquemment l’esplanade Georges Pompidou, extension de la Croisette. Sans compter les plages réquisitionnées pour les soirées et les bateaux à quai qui servent de bureaux flottants ! C’est toute la folie du festival.
Dans l’ombre médiatique de cette « affiche », le reste de l’année, Cannes laisse place à des congrès et festivals plus calmes et recentrés sur le Palais mais souvent axés sur l’audiovisuel : les fameux MIP, MIP TV et MIP COM sont dédiés à l’achat et à la vente de programmes télé pour le monde entier. Le MILIA se consacre au multimédia. Le MIDEM est la grand' messe des professionnels du disque. Le salon GSM rassemble les grands de la téléphonie mobile. Et les grandes entreprises qui réquisitionnent le Palais pour faire le point et offrir un sympathique voyage sur la Riviera à ses collaborateurs : Microsoft, Ericsson, etc.
Enfin, le Palais des Festivals accueille des salons plus classiques comme le MIPIM qui amène tous les professionnels de l’immobilier. Parmi les salons ouverts au public, citons le Salon des Antiquaires, la Performance d’Acteur ou encore le Festival des Jeux qui est un beau succès populaire.
Le Palais des Festivals est bien une mine d’or pour sa ville.
Notez non loin du Palais, l’allée des étoiles, notre « Hollywood Avenue », qui compte une centaine d’empreintes de mains de stars, immortalisées. |
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