Briançon
Que serait Briançon sans sa ville haute fortifiée par Vauban ? Pourtant, bien avant qu’il ne soit question de défense, les romains investirent Brigantium pour la qualité des ses eaux. En 1343, Briançon signe une charte qui lui donne l’indépendance. Elle devient centre de la république des Escartons jusqu’à son rattachement final à la France en 1789.
|
 |
 |
Entre-temps, Briançon aura eu le temps de démontrer qu’elle est un site stratégique important. En 1692, Vauban commence ses travaux de fortification. L’endroit est resté quasiment inchangé jusqu’à nos jours. Au nord, la porte Pignerol se compose de deux portes à pont-levis, d’une herse et d’un corps de garde en demi-lune. Pour faciliter les communications entre la ville et la myriade de forts qui se trouvent sur les montagnes environnantes, on décide en 1730 la construction du Pont d’Asfeld (de son créateur) sur la Durance. L’ouvrage est long de 40 mètres avec une hauteur sous clef de 55 mètres.
Dans cette débauche de fortifications réellement impressionnante, on appréciera l’église des Cordeliers qui date du XIVe siècle. Son architecture combine éléments romans (portail, baies et sculptures) et lombards. Mais le plus beau se retrouve dans les fresques murales qui précèdent le choeur. Les représentations du Christ oscillent entre les styles italiens et flamands. Un mélange rare de deux techniques parfaitement exécutées.
Enfin, les sportifs n’auront pas manqué le fait que Briançon est à quelques kilomètres seulement de la fameuse station de Serre-Chevalier. Un immense domaine skiable s’offre à vos spatules. À noter : le téléphérique qui rejoint les pistes depuis la ville n’est pas dû à Vauban. |
|
|