Saint-Nicolas
La Cathédrale orthodoxe Saint-Nicolas est un monument extra-terrestre. En plein coeur de Nice, au milieu des palmiers et des immeubles de luxe, elle déploie sans complexe ses cinq bulbes dorés, copies conformes de ceux qui ornaient les Églises russes à la fin du XVIème siècle. Témoignage de l'implantation russe sur la Riviera, à la fin du XIXème siècle et au début du XXème, elle est, dit-on, le plus bel édifice orthodoxe d'Europe hors Russie.
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D'ailleurs, un nombre croissant de visiteurs viennent l'admirer, même pendant la période estivale. C'est dire si elle est belle, avec sa façade rehaussée de mosaïques, pour réussir à arracher les touristes de leur serviette de plage !
Histoire
C'est en 1896, au retour d'un séjour niçois, que l'impératrice Marie Féodorovna soumit au Tsar Nicolas II, son fils, le projet de construction d'une église suffisamment vaste pour accueillir tous les fidèles expatriés sur la Riviera. En 1901, les fonds récoltés permirent d'acquérir un terrain situé à l'angle des rues Verdi et de Rivoli. Malheureusement, les travaux de fondation révélèrent que l'état du sol ne permettrait pas d'effectuer un tel chantier. Le Tsar décida alors que la cathédrale serait édifiée dans le parc Bermond, qui lui appartenait, et en avril 1905, on procéda solennellement à la pose de la première pierre.
Neuf ans de travaux furent nécessaires pour que l'église sorte enfin de terre. Il faut dire que l'architecte en chef, le professeur Préojabensky, n'avait pas pris la peine de s'établir à Nice pour surveiller l'évolution des travaux ! Depuis Saint-Pétersbourg, il se contentait de délivrer ses recommandations aux malheureux architectes niçois, livrés à eux-mêmes... Autre frein à l'édification de Saint-Nicolas : la guerre russo-japonaise, en 1905, qui vida les caisses de l'Empire, et força le Tsar à prélever sur les fonds de sa chancellerie privée.
Le 17 décembre 1912, enfin, la cathédrale fut inaugurée en grande pompe, en présence de quelques membres de la famille impériale. Malgré l'éloignement de l'architecte en chef, Saint-Nicolas fut construite avec la plus grande minutie. La main d'oeuvre avait été soigneusement sélectionnée, de même que les matériaux. Pour l'anecdote: les briques de façade, d'un ton brun-clair, proviennent toutes de la même fabrique. Celle-ci était en effet la seule à utiliser une argile dont la teinte pouvait résister à toutes les intempéries.
A l'intérieur de la cathédrale, vous découvrirez une véritable féerie de fresques et de boiseries. Attardez-vous plus particulièrement sur l'iconostase, véritable chef d'oeuvre dont l'exécution demanda plus d'une année ! Dans le parc qui entoure Saint-Nicolas, n'oubliez pas de vous arrêter devant la modeste Église commémorative érigée en mémoire du grand duc Nicolas Alexandrovitch, décédé à Nice en 1865. Comparée aux splendeurs de sa grande soeur, la modestie de la chapelle procure une certaine émotion... |
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Les hôtels près de Saint-Nicolas |

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